- Et bien que voila une visite qui me surprend, je ne t'attendais pas.
- Je t'ai entendu hurler alors je suis rentré.
- Mais je ne veux plus te voir, et tu le sais, alors sort de ma tête
- Mais je ne peux pas, tu le sais bien mon pauvre ami, je suis toi...et ton cerveau est ma tanière...
- Tu n'es pas moi ! Tu es la gangrène qui ronge mes os ... Tu es un lierre et mon cerveau te sert d'arbre.
- Mais tu n'y peux rien, tout être vivant a besoin d'un parasite, regarde autour de toi, regarde au fond de ta chair. Toi et moi, c'est pour la vie giahahahaha...
- Idiot menteur, tu es stupide. Je ne désire pas ta présence. Et tu partiras crois moi.
- Tu n'es pas fatigué de ces sanglots et de ces cris ? Moi cela me tape sur les nerfs. Je n'arrive même plus à me reposer. Tu veux que je parte ? Très bien, prend la, et appuie. Et quand la balle sortira, ton cerveau se répandra au sol, et je sortirais avec lui, et je pourrais enfin me reposer, et toi aussi. Et crois moi hormis l'impact, cela ne pourra pas te faire de mal.
- Tes inepties ne m'atteignent même pas.
- Bien sur que si, je suis toi, si j'y pense, c'est que tu y pense. Je ne suis pas le lierre, je serrais plutôt la semence de tes désirs les plus fort que tu retiens, alors laisse toi jouir, et je jouerais avec toi.
-...
- Tu vois j'ai raison, tu ne sais plus quoi dire. Tu es un abcès pour tous autant que pour toi-même, et ne dit on pas toujours qu'il faut crever l'abcès ? Héhé ! Hoho ! Haha ! Hihi ! Alors prend cette arme, vas y. Jouissons ensemble.
-...
- Hé ! Parle un peut ! Je n'ai pas envi de tenir un monologue, même si c'est ce qu'on fait tout les 2, la, cela deviendrai ennuyeux. Crois tu que cela ferais un demi-monologue ?... Allé quoi, discutons, cela fait du bien de parler... Bon... T'as une clope ? ... Merci.
- J'ai terriblement mal...
- Enfin tu me reparle ! Et puis c'est normal que tu ais mal, tu saigne, il y a quoi qui grouille la dessous pour vouloir faire cela ? Cela ne sert à rien.
- Tu veux que je me tire une balle, et après du dis que saigner est inutile, tu as beau être moi, comme tu t'évertue à le répéter, j'ai du mal à te comprendre... Et ensuite ce n'est pas tout ce sang qui me fait mal, c'est une souffrance intérieure.
- Ma solution t'apporte le repos pas la souffrance.
- Mais peut-être que je préfère la souffrance au repos ?
- Et après c'est moi qui suis bizarre...
- Je me demande ou tout cela va me mener.
- Voila une question à méditer, mais je ne peux pas t'y apporter de réponse. Et commence pas cela va me foutre le cafard. J'en ai déjà assez là où je suis, enfin même si ils ont un goût de désespoir plutôt exquis dans la bouche, je ne pourrais pas manger ceux que tu me foutrais, donc évite.
- Je suis fatigué, je vais peut être allé me reposer, parler m'endors, et il est vrai que ces cris et ces larmes sont exténuants. Mais c'est le prix à payer.
- Allons dormir, tu as raison, mais tu sais très bien ce qu'il se passera dans cette couche, comme tous les jours depuis quelques temps...
- Je le sais, infâme compagnon, mais je n'ai pas le choix. Alors dormons... Dormons encore pendant que je peux continuer a avancer. Car les forces m'abandonnent, et quand elles m'auront quittées... Enfin si tu es moi, tu dois le savoir.
- Oui, je ne le sais que trop bien...